Très chère Catherine,
Tu me connais à peine, mon nom t'est si peu familier, et pourtant aujourd'hui je ressens le besoin de t'écrire. Certaines choses ne devraient jamais avoir lieu, certains évènements sont plus tragiques que la fin du monde. Aujourd'hui, c'est ton monde qui s'écroule, et avec lui, tant de personnes qui auraient souhaité t'aimer de chair et de vie encore et encore... A l'heure où je t'écris, chère Catherine, ton sourire hante leur vie plus fortement encore que les secondes ne s'écoulent au travers de la douleur qui leur est infligée. Tu leur manque à tous.
Ce n'est pas à moi d'évoquer des souvenirs, j'en ai si peu de toi, ce n'est pas à moi de ne pas dormir, de ne penser qu'à toi. Et pourtant, je ne peux m'empêcher d'avoir mal, je ne sais plus dormir... Le peu de rencontres que l'on a eues, qui se comptent sur les doigts de la main, m'ont fait comprendre ce que tout qui t'aura connu sait mieux que quiconque : tu étais une jeune fille si vive, si souriante, si à l'écoute... J'ai mal pour toi qui ne méritait pas ce qui t'est arrivé, j'ai mal pour tout ceux que tu laisses derrière toi.
Chère Catherine, ce dernier hommage rend des comptes à Dieu, à l'Univers, à l'Homme, au monde entier pour tenter de comprendre, pourquoi toi ? La vie était ce qui te caractérisait le mieux, il suffisait de t'apercevoir, sans même te connaître, pour s'en rendre compte. C'est tellement injuste... Je voulais te dire, au creux de l'oreille de l'ange que tu es devenue, que j'espère que tu sais à quel point tu es aimée et le sera toujours, à quel point aucun de ceux qui t'ont connue ne pourra jamais t'oublier.
Va l'âme en paix petit ange, tu resteras longtemps encore parmi nous, brillant dans nos mémoires, transperçant de vie par les battements de nos c½urs.
Adieu.